Réussir ses études de médecine à Besançon : conseils pratiques

Réussir ses études de médecine à Besançon : conseils pratiques

Les amphis de la faculté de médecine de Besançon n’ont plus grand-chose à voir avec ceux d’il y a dix ans. Fini le concours unique en fin d’année, remplacé par un système progressif, exigeant, mais offrant davantage de chances. Pourtant, derrière cette évolution, la pression reste palpable. Entre volume de travail colossal, sélection redoutable et stress omniprésent, réussir ses études de médecine ici demande bien plus que de la motivation : une stratégie solide, un cadre clair, et un accompagnement adapté. C’est à ce moment-là que tout se joue.

Comprendre les voies d’accès PASS et LAS à Besançon

Depuis la réforme de l'accès aux études de santé, deux chemins principaux mènent aux filières médicales à l’Université de Franche-Comté : le PASS (Portail Accès Santé Spécifique) et les LAS (Licences Accès Santé). Le PASS reste la voie majoritaire, conçue pour concentrer les enseignements scientifiques et médicaux dès la première année. Il alloue 30 % de l’année à des Unités d’Enseignement Santé (UEs), complétées par un parcours universitaire dans une autre discipline (biologie, chimie, psychologie, etc.). L’objectif ? Sélectionner les étudiants sur leur aptitude à gérer un volume de travail intense, mais aussi sur leur méthode.

Le portail PASS : la voie majoritaire

Le PASS à Besançon est particulièrement structuré, avec un encadrement pédagogique renforcé. Contrairement à une idée reçue, il ne s’agit pas seulement d’un « bac +1 bis » : les épreuves sont continues, et l’évaluation repose autant sur les connaissances que sur la régularité. Un étudiant peut d'ailleurs être classé « Grand Admis » dès la première session, ce qui lui permet d’éviter les oraux de classement en fin d’année - un avantage non négligeable.

Les LAS : l’alternative par les licences

Les LAS offrent une porte d’entrée par une licence classique (droit, psychologie, SVT, etc.) tout en suivant des UEs Santé parallèles. L’avantage ? Permettre de valider un diplôme universitaire même en cas d’échec en santé. Mais attention : le niveau requis reste très élevé, et le classement s’effectue sur la moyenne générale, incluant les matières hors santé. C’est là que beaucoup sous-estiment l’enjeu.

L’UFR Santé des Hauts du Chazal

Installée sur le campus des Hauts du Chazal, l’UFR Sciences de la Santé jouit d’un cadre moderne, directement intégré au pôle hospitalier universitaire Jean-Minjoz. Cette proximité entre enseignement et milieu clinique est un atout majeur. Les étudiants bénéficient d’un environnement stimulant, bien desservi par les transports, avec des salles de cours équipées, des espaces de travail collaboratif, et des ressources numériques accessibles en ligne. La vie étudiante, quant à elle, est dynamique, entre associations médicales, activités sportives et lieux de détente dans un site à la fois urbain et proche de la nature.

Les chiffres clés de la réussite en Franche-Comté

Réussir ses études de médecine à Besançon : conseils pratiques

La sélection en première année reste sévère à Besançon, mais les taux varient fortement selon la filière et l’accompagnement. Sans préparation structurée, le taux d’intégration en deuxième année oscille entre 15 % et 25 %. Avec un encadrement rigoureux, ces chiffres peuvent grimper significativement. Voici un aperçu des ordres de grandeur observés récemment.

🩺 Filière🎯 Sélectivité (estimée)📘 Préparation recommandée
MédecineTrès élevéeSuivi individualisé + entraînements réguliers
MaïeutiqueÉlevéeAccès à des QCM corrigés + fiches synthétiques
DentaireTrès élevéeMéthodologie rigoureuse + plan de révision
PharmacieModérée à élevéeMaîtrise des UEs scientifiques + auto-évaluation
RééducationMoyenneOrganisation personnalisée + travail en groupe

Taux de réussite par filière

Les derniers retours terrain indiquent que les taux de réussite varient fortement selon le profil de l’étudiant. En médecine, environ 60 % des étudiants bien accompagnés deviennent « Grands Admis ». En maïeutique et odontologie, ce chiffre est similaire. En pharmacie, il est légèrement inférieur, autour de 50 %. Pour les filières de rééducation, la proportion monte à 45 % avec un bon accompagnement. Ces écarts montrent bien que la méthode fait la différence.

L’impact du suivi pédagogique

Un encadrement structuré ne change pas seulement les notes : il transforme la relation à l’apprentissage. Les étudiants accompagnés ont accès à des fiches de synthèse actualisées, des QCM calibrés sur le niveau réel des épreuves, et surtout à un suivi individualisé. Cela leur permet d’ajuster leur planning, de corriger leurs erreurs rapidement, et de gagner un temps précieux face à un volume de cours souvent sous-estimé. Ce n’est pas du luxe : c’est du concret.

Méthodes de travail : le secret des étudiants admis

La différence entre un étudiant admis et un autre qui abandonne souvent ne tient pas au niveau initial, mais à l’organisation. Les meilleurs ne sont pas ceux qui révisent le plus, mais ceux qui révisent mieux. Et cela passe par des choix stratégiques.

La gestion du temps et le planning

Dès la rentrée, chaque heure compte. La méthode Pomodoro, par exemple, permet de fractionner le travail en cycles de 25 minutes, suivis de courtes pauses. Elle s’adapte bien à la concentration exigée en biophysique ou en anatomie. D’autres privilégient la méthode des J, qui consiste à alterner révision active (QCM, fiches) et révision passive (rereading). L’essentiel est de construire un planning réaliste, avec des temps de repos intégrés. Pas de surcharge : l’efficacité prime sur la durée.

L’importance des entraînements réguliers

Le passage aux oraux ou au classement général se gagne sur des détails. Et rien ne remplace la pratique des QCM. Plus qu’un outil de vérification, c’est un moteur d’apprentissage. Répondre à des questions corrigées par des professeurs expérimentés permet d’identifier les pièges récurrents, de comprendre les attendus du jury, et de se confronter à la pression du chronomètre. Une plateforme en ligne bien conçue devient alors un véritable allié.

Le kit de survie pour la première année de santé

Entre le stress, l’isolement et la fatigue, l’année de PASS ou de LAS peut vite devenir un parcours du combattant. Certains facteurs, pourtant, sont maîtrisables. Voici les éléments incontournables d’un bon départ.

  • 📘 Des supports de cours clairs : polycopiés à jour, fiches structurées, vidéos explicatives - tout ce qui facilite la compréhension rapide.
  • 🧠 Un accompagnement pédagogique : qu’il s’agisse d’un tutorat étudiant ou d’une structure privée, avoir un relai en cas de blocage est essentiel.
  • 🥗 Une hygiène de vie stricte : sommeil suffisant, alimentation équilibrée, activité physique régulière - négliger ces bases, c’est partir perdant.
  • 👥 Un groupe de travail réduit : 3 à 5 personnes maximum, pour s’entraider, s’interroger, et partager les bons plans sans dispersion.

Éviter l’isolement : le facteur psychologique

Derrière les chiffres et les méthodes, il y a un élément souvent sous-estimé : la santé mentale. La première année de santé peut être un choc. Le rythme, la pression, la comparaison permanente avec les autres… Tout pousse à l’isolement. Or, travailler seul, c’est risquer de perdre pied. L’émulation collective, au contraire, booste la motivation. Savoir qu’on n’est pas le seul à galérer sur un QCM de chimie organique, c’est rassurant.

L’importance du groupe d’entraide

Les étudiants qui réussissent ne sont pas nécessairement les plus brillants, mais ceux qui ont su s’entourer. Un groupe de travail bienveillant, installé dans des locaux proches de la faculté, permet de maintenir un rythme régulier. L’entraide n’est pas de la triche : c’est de la solidarité. Et c’est souvent la cerise sur le gâteau quand on sent que la machine commence à ralentir.

Maintenir un équilibre personnel

Le stress, bien géré, peut être un moteur. Mais lorsqu’il s’accumule, il devient toxique. Apprendre à le canaliser - par la méditation, le sport, ou tout simplement en posant des limites - fait partie intégrante de la stratégie. La réussite n’est pas qu’une affaire de mémoire : c’est aussi une affaire de sérénité. Et pour ceux qui souhaitent anticiper cette pression dès le lycée, de nombreux élèves optent pour des parcours d’accompagnement. Pour maximiser ses chances dès la terminale, de nombreux lycéens choisissent de se préparer aux études de santé via des modules d'anticipation spécifiques.

G
Gordon
Voir tous les articles Actu →