Extraire le principal
- cursus médical Besançon : L’accès aux études de médecine se fait via le PASS ou la LAS, deux filières sélectives encadrées par le numerus apertus.
- UFR Sciences de la Santé : Cette faculté forme aux métiers de la santé avec un encadrement rigoureux et des ressources pédagogiques structurées dès le premier cycle.
- double seuil : Le passage en deuxième année dépend d’un système d’épreuves classantes nationales avec un seuil écrit, puis oral, éliminatoire.
- tutorat étudiant : Un soutien clé pour les étudiants, offrant des fiches, révisions et méthodes adaptées au rythme exigeant des études de santé.
- CHU Jean-Minjoz : Site principal de l’immersion clinique, où les externes réalisent leurs stages dans des services variés et complets.
Transmettre la blouse blanche de père en fils, c’est une image forte. Mais à l’UFR Sciences de la Santé de Besançon, l’héritage familial ne suffit plus. Aujourd’hui, chaque bachelier, qu’il vienne d’une famille de médecins ou non, se retrouve face à la même réalité : un système ultra-sélectif, sans compromis. La bienveillance n’entre pas en amphithéâtre - seule la rigueur s’impose.
Les piliers du cursus médical à l'UFR de Besançon
À Besançon, comme partout en France, l’accès aux études de médecine passe désormais par deux portes principales : le parcours d’accès spécifique et de santé (PASS) ou la licence avec accès santé (LAS). Le PASS reste la voie la plus empruntée, combinant des enseignements de santé et une majeure dans une autre discipline. La LAS, elle, permet de suivre une licence classique (biologie, chimie, psychologie, etc.) tout en candidatant à l’entrée en deuxième année de médecine via des épreuves classantes nationales (ECN).
Le système repose sur une sélection impitoyable. Les places sont attribuées selon le numerus apertus, un quota fixé chaque année par le ministère, qui varie selon les filières (médecine, maïeutique, kinésithérapie, etc.). À Besançon, l’UFR Sciences de la Santé forme des étudiants dans toutes ces spécialités, avec un encadrement rigoureux dès le premier semestre.
Pour anticiper les exigences du premier cycle, de nombreux bacheliers choisissent de se préparer aux études de santé via des structures d'accompagnement spécialisées. L’appui d’un tutorat étudiant, souvent gratuit ou peu coûteux, joue un rôle clé. Encadrés par des étudiants plus avancés dans le cursus, les nouveaux arrivants bénéficient de conseils pratiques, de fiches synthétiques et de simulations d’examens. C’est un levier d’équité non négligeable.
Maîtriser le passage du PASS et de la LAS
Le point d’entrée en deuxième année de médecine dépend de plusieurs facteurs : les notes obtenues, les coefficients des matières (biologie, chimie, physiologie) et les résultats aux épreuves orales et écrites. Le double seuil - écrit puis oral - écarte chaque année une grande partie des candidats. Ceux qui n’atteignent pas un certain score à l’écrit ne passent même pas à l’oral.
- 📘Épreuves Classantes Nationales : classement national déterminant l’affectation
- 📍Locaux de l’UFR : amphithéâtres modernes, laboratoires accessibles mais exigus en période de révision
- 🎯Matières à fort coefficient : biologie cellulaire, chimie médicale, biostatistiques
- 🏥CHU Jean-Minjoz : site central de l’externat et des stages cliniques
Organisation et ressources pour une réussite durable
Réussir ses études de médecine à Besançon ne tient pas qu’à l’intelligence. C’est un marathon mental, physique, émotionnel. L’organisation prime. Les étudiants les plus performants ont tous un point commun : une rigueur méthodologique sans faille. Ils structurent leur semaine, alternant cours, révision active et temps de déconnexion.
Les outils à disposition sont nombreux. La faculté fournit des supports de cours complets, souvent mis à jour chaque semestre. Mais l’usage fait la différence. Certains se contentent de relire, d’autres pratiquent la méthode des fiches de synthèse ou la technique des mémoires visuelles (méthode des J). Cette dernière, peu connue du grand public, consiste à associer des concepts complexes à des images mentales ancrées dans un parcours imaginaire. Un moyen efficace de retenir des listes longues, comme les symptômes d’une maladie ou les étapes d’un métabolisme.
Méthodes de travail et outils pédagogiques
Le choix de son accompagnement influence fortement les chances de réussite. Le tutorat étudiant reste l’option la plus populaire : gratuit, local, proche des attentes réelles du jury. En face, les prépas privées proposent un encadrement intensif, mais à un coût élevé. Travailler seul, enfin, est possible, mais risqué sans un fort esprit d’autodiscipline.
| 🔍 Type de support | ✅ Avantages | ❌ Inconvénients |
|---|---|---|
| Tutorat étudiant | Coût quasi nul, proximité géographique, conseils vécus | Disponibilité limitée, qualité variable selon les années |
| Prépa privée | Encadrement rigoureux, planning contraint, suivi personnalisé | Prix élevé (entre 5 000 € et 6 000 € l’année), cadre standardisé |
| Autodidacte | Liberté totale, choix des rythmes et outils | Risque d’isolement, absence de correction en temps réel |
L'immersion clinique au CHU de Besançon
À partir du troisième cycle, la théorie cède la place à la pratique. Le CHU Jean-Minjoz, principal site hospitalier de l’agglomération, devient le terrain d’apprentissage quotidien des futurs médecins. C’est ici que les étudiants, devenus externes, commencent leurs premiers stages en service. Placés sous la supervision d’internes et de chefs de clinique, ils apprennent à observer, interroger, examiner.
De la théorie à la pratique hospitalière
L’externat à Besançon s’étale sur plusieurs années, avec des rotations dans des services variés : cardiologie, pneumologie, gynécologie, pédiatrie, urgences… Cette diversité est un atout. Elle permet de découvrir les réalités du métier loin des idéalisations. Certains s’épanouissent en médecine générale, d’autres trouvent leur voie en spécialisation médicale - neurologie, oncologie, radiologie, etc.
La maternité du CHU accueille également les étudiants en maïeutique, une filière exigeante mais peu connue. Ils y vivent les premiers mois de la vie, assistent aux accouchements, participent aux suivis postnataux. Une expérience humaine intense, qui forge autant que les examens.
Les questions des visiteurs
Peut-on redoubler sa première année de santé à Besançon ?
Non, le redoublement n’est pas autorisé en PASS. En revanche, les étudiants inscrits en LAS peuvent redoubler leur licence, à condition de remplir certaines conditions académiques. Cette différence est souvent méconnue et peut surprendre les candidats.
Quelles sont les modalités du double seuil écrit-oral ?
Le double seuil implique d’atteindre un score minimal à l’écrit pour accéder à l’oral. Ce système évite d’organiser des oraux pour tous les candidats. À Besançon, la barre est fixée chaque année selon le numerus apertus et le niveau global des candidats.
Quel budget prévoir pour une prépa privée à Besançon ?
Les prépas privées à Besançon exigent un investissement financier important. Le coût annuel tourne généralement entre 5 100 € et 5 700 €, selon les établissements. Certaines incluent un accompagnement personnalisé, d’autres se limitent à des cours collectifs.
Que faire si je n'obtiens pas médecine après la LAS ?
En cas d’échec, il est possible de poursuivre sa licence dans sa majeure d’origine (biologie, psychologie, etc.) ou de s’orienter vers des filières paramédicales : kinésithérapie, ergothérapie, orthophonie. Certaines universités proposent aussi des passerelles vers des masters en santé publique ou en recherche.